Bilan provisoire
Mardi, juin 9th, 2009Nous voici au terme de notre séjour à Tétouan et à la veille de notre départ. La semaine a finalement été consacrée essentiellement à remplir des formalités administratives dans le cadre de la création de notre société. Demain matin, nous devons encore passer chez le comptable pour lui faire une procuration qu’il faudra, bien entendu, faire légaliser. Heureusement, la dame préposée à ce service de l’administration commence à nous connaître et les formalités sont relativement vite expédiées.
Ce matin, nous avons été choisir les modèles des interrupteurs et prises électriques ainsi que la robinetterie qui équipera notre maison d’hôtes. Nous avons opté pour des équipements de fabrication locale. Ce sont les mêmes types d’équipements qui équipent la maison que nous occupons pour le moment dans la médina et, à l’usage, le rapport qualité-prix semble satisfaisant.
Ont également été choisis les modèles et couleurs des carrelages et enduits des différentes pièces ainsi que le modèle des portes des salles de bain et des pièces du rez-de-chaussée. Modèles relativement sobres car il n’est plus question de faire des folies pour la suite du chantier. La matinée a aussi été consacrée à faire le bilan financier du chantier et celui-ci doit être sérieusement revu à la hausse. On a beau se dire que dans tout chantier de rénovation il en est ainsi, ce genre de constat n’est pas agréable à entendre. On ressent une grosse frustration qui provient certainement du fait que l’on n’est pas vraiment maître du budget et que l’on manque de références. Les techniques de travail et les matériaux employés sont différents de ceux que nous utilisons en Belgique et si certains postes budgétaires présentés nous semblent dérisoires (enfin tout est relatif), d’autres nous paraissent par contre très chers.
Nous nous attendions ainsi à ce que certains équipements que je qualifierais de « technique » représentent des postes budgétaires importants et que les postes basés sur l’utilisation de matériaux plus traditionnels et de fabrication locale soient les moins onéreux. A notre surprise, il n’en est pas ainsi : à titre indicatif un interrupteur électrique ne coûte que 15 dirhams et un mètre carré d’un carrelage ordinaire en terre cuite de production locale et non traité coûte environ 170 dirhams. Sachant que la terrasse représente à elle seule une surface de 101 mètres carrés, je vous laisse faire le calcul. Un beau budget, n’est-ce-pas ?
Mais le poste qui nous a laissé vraiment pantois est celui destiné à la peinture… mais il faut encore que je calcule le nombre de litres que cela représente ainsi que la surface totale à traiter pour fixer mes idées.
En fin de journée nous sommes repassés à la maison voir l’état d’avancement et les travaux réalisés pendant la semaine. L’escalier qui mène à la terrasse a été démoli ainsi qu’un autre mur qui séparaient deux pièces du rez-de-chaussée. L’espace dégagé sera occupé par la cuisine. Les murs des chambres et du patio du premier étage ont reçu leur première couche d’enduit de finition à base de ciment « gris ». Sur cette première couche viendront se superposer deux autres couches de ciment « blanc » dont l’une traitée pour l’humidité. Les ouvriers étaient occupés à placer un faux plafond dans l’une des salles de bain. Le réduit créé ainsi au dessus de la salle de bain sera destiné à ranger les malles et certains emballages qui auront servi au déménagement de nos biens depuis la Belgique. Ce déménagement devrait avoir lieu dans trois mois et dès notre retour nous devrons nous atteler à préparer activement notre expatriation.
Je n’ai pas de nouvelles photos significatives à présenter ici car les différentes pièces sont encore encombrées de matériaux et le manque de recul ne permet pas de valoriser le travail réalisé.
Par contre, j’ai mis en ligne un certain nombre de photos dans l’album consacré à notre séjour à Tétouan que vous pouvez visualiser en cliquant ICI