Archive for octobre, 2009

Ca y est, le dernier ouvrier a quitté « Dar Rehla »

Jeudi, octobre 29th, 2009

Après plusieurs reports successifs, la fin des travaux est là et les derniers ouvriers ont quitté la maison ce matin en emportant leurs outils, échelles, échafaudages et autres accessoires dont ils avaient eu besoin.  Rachid devra toutefois revenir d’ici deux à trois semaines afin de terminer deux salles de bain dans lesquelles l’humidité résiduelle des murs est encore fort présente et empêcherait la réussite des peintures.

Hier, il a effectué toutes les petites retouches et terminé le nettoyage des sols au moyen d’un mélange de lessive et d’acide chlorhydrique diluée… Le tout sans gants de protection… Les bejmats ont déjà plus belle allure mais un récurage complémentaire sera encore nécessaire.  Par la suite nous envisageons de traiter ces revêtements au moyen d’huile de lin, une méthode utilisée pour la protection des tomettes provençales tout aussi poreuses que les bejmats marocains.  Nous avons déjà traité deux petites surfaces et le résultat semble proban ; le produit fait néanmoins foncer les carreaux.  Il parait que la solution, trouvée sur le net, serait d’utiliser une huile dénaturée que je ne suis pas certain de trouver ici.

Hier, j’ai également traiter les boiseries du premier étage au moyen d’une cire à patiner que maman avait ramenée dans ses bagages.  Le résultat est très réussi mais le pot est déjà vide sans que j’ai pu traiter toutes les surfaces.  Rachid m’apprend cependant que la marque utilisée serait distribuée à Ceuta et il me renseigne sur le magasin où je pourrais l’acheter.  Croisons les doigts sinon je serai obligé d’attendre les vacances de Noël pour achever les grandes portes.

Ce matin, le vitrier est également venu livrer et placer les miroirs des salles de bain que nous lui avions commandés.  Travail impeccable et placement propre et selon nos critères !  A notre grande satisfaction, il nous félicite sur l’aboutissement du travail de rénovation et nous fait quelques remarques sur des détails de nos aménagements qui attestent de sa bonne foi.  Il est reparti avec trois petites tables que nous avons acquises récemment et qui nécessitent une glace de finition.  Le travail devrait être exécuté pour demain.  Nous  lui demanderons ensuite un dernier travail, à savoir l’aménagement en vitrine d’une niche originale se trouvant dans le salon.

Ce matin, ce fût également un peu la course car il fallait encore placer quelques appliques et décorations dans la maison et il me fallait profiter de la présence de l’échelle de Rachid !  Je prévois d’en acheter une assez rapidement mais il me faut encore trouver un modéle adapté à la hauteur des plafonds de la maison car je ne peux me contenter des plus hautes escabelles que l’on peut trouver facilement dans les commerces situés aux abords de la médina… Ensuite faudra encore assurer le transport !

Pour l’une de ces appliques, il m’a fallu courir à l’autre bout de la médina, du côté de Bab Okla où nous avons trouvé une boutique présentant des articles de qualité supérieure, différents de ce que l’on peut trouver dans les bazars et néanmoins à des prix raisonnables .  Nous y avions vu le modèle que nous souhaitons placer dans l’un des paliers de la maison.  Quand j’arrive le magasin est fermé… il est pourtant 10h30.  Après un petit quart d’heure d’attente et ne voyant toujours personne venir, je m’informe auprès d’un voisin qui ira alors chercher le patron qui possède un autre magasin tout proche.  On discute un petit peu et grâce à cela j’aurai l’occasion d’aller visiter rapidement cette nouvelle boutique où je me promets de revenir plus tard avec Patricia.  Pas le temps pour le moment car Rachid m’attend.

Rapidement je fixerai l’applique et libérerai l’échelle.  Peu de temps après Rachid quittera la maison.

Ca y est les choses sérieuses vont pouvoir commencer et la décoration prendre place sans crainte des poussières !

D’ici la fin de la semaine nous devrions normalement réceptionner :

  • les tables et chaises en fer forgé pour la terrasse ;
  • les plateaux en zelliges pour celles-ci ;
  • le salon marocain composé des assises en bois, des matelas et des coussins ;
  • le matelas pour le dernier lit non équipé ;
  • un matelas pour une banquette-lit d’une chambre
  • les tables et chaises en bois de cèdre pour la salle à manger.

C’est maintenant cette échéance de la fin de semaine qui nous excite ! On y sera vite d’autant que demain sera une journée consacrée en partie aux dernières formalités administratives indispensables comme la demande d’autorisation d’exploitation et le dépôt de la marque .  Les dossiers sont prêts et auraient déjà pu être transmis si, ne répondant à la célèbre loi de Murphy, mon imprimante achetée juste avant notre départ ne s’était mise à faire des siennes depuis le début de semaine rendant toute impression impossible !

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On arrive au bout.

Vendredi, octobre 23rd, 2009

Aujourd’hui devrait être l’avant-dernier jour de présence des ouvriers dans la maison… Ca devient long ! Trois semaines déjà que nous sommes là et nous avons l’impression de ne pas avoir beaucoup avancé dans la maison.

Pendant ces derniers jours, ce sont essentiellement les travaux de peinture qui ont occupé l’équipe.  Néanmoins nous avons eu aussi la présence du menuisier qui est venu achever la pose des ferrures et serrures des portes ainsi que certaines petites finitions dans les différentes pièces de la maison.

Egalement présent durant ces derniers jours, le plombier qui s’est occupé du raccordement des derniers lavabos et de l’évier de la cuisine du rez-de-chaussée.   Ce travail aurait pu être terminé plus tôt si nous n’avions pas décidé de changer les assises initialement prévues par de nouvelles réalisées en zelliges.  Nous ne regrettons toutefois pas ce choix même si cela a perturbé le timing du chantier suite au délai de fabrication de ces éléments réalisés artisanalement.  Il aura en effet fallu près d’une semaine pour réaliser les 5 assises que nous avions commandées.   Pour fabriquer ce type de « mosaïques », les ouvriers partent de carreaux émaillés de 10×10cm et les découpent, par gestes secs et précis en plus petits éléments de 2×2cm environ au moyen d’un outil pesant et tranchant.  La rapidité d’exécution est  impressionnante compte tenu de la méthode employée, somme toute assez rudimentaire mais efficace car les déchets sont minimes.  Les petits carreaux sont ensuite placés les uns contre les autres selon le motif choisi et les joints sont quasi inexistants.  Le coût de l’ouvrage réalisé est fonction de la taille des petits morceaux nécessaires et de la richesse du dessin choisi. Plan d'évier et robinetterie

Le plombier a également profité de son passage pour vérifier le réglage de certaines chasses qui coulaient encore et installer les deux extracteurs prévus dans les conduits sanitaires qui relient les différentes salles d’eau afin d’en extraire l’humidité.

Au cours de ces derniers jours nous avons eu plusieurs visites : André et Pascale accompagnés de leur amis Michèle et Christian mais aussi un couple de français qui auraient pu être nos premiers hôtes… A défaut de pouvoir les héberger, nous les avons orientés vers Claire et Christian qui possèdent un petit appartement à côté de leur boutique.

A la suite de ces visites nous devons constater que la présence d’une rampe dans les escaliers est indispensable, principalement dans la dernière volée où certaines marches font plus de 20 cm de haut… Nous avons donc demandé à Taeib d’en prévoir une rapidement d’autant que l’arrivée de ma maman (80 ans) est prévue !  Rachid prendra les mesures rapidement et fin de la journée nous serons livrés.  Le modèle n’est pas exactement que ce que nous souhaitions mais nous nous en contenterons dans l’immédiat.  Le placement est fait. Dar Rehla

Les travaux de nettoyage ont également débuté.  Les sols en particulier doivent faire l’objet d’une attention particulière car l’utilisation de protection n’est pas le fort des ouvriers marocains… De nombreuses éclaboussures parsèment les bejmats et un ouvrier doit maintenant tout gratter !  Patricia est particulièrement vigilante ; le bejmat est une terre cuite relativement poreuse de couleur claire que nous comptons traiter rapidement afin d’éviter toute imprégnation de salissure.

Toutes les boiseries du premier étages ont reçu après un petit ponçage et un dépoussiérage préalables une dernière couche de protection teintée.  La finition est actuellement matte mais nous prévoyons de couvrir le tout d’un enduit cellulosique à l’aspect plus satiné et patiné.   Nous avons déjà fait un test (réussi) sur une boiserie de la terrasse mais nous réaliserons ce travail nous-même par la suite.

De notre côté nous ne sommes quand même pas restés inactifs.  Nous avons passé la commande des éléments du salon marocain que nous installerons dans une des pièces du rez-de-chaussée.   Il faut tout d’abord choisir le type de banquette et sa décoration.  Le choix n’est pas toujours simple car les motifs et les finitions sont multiples et rien n’est standard ! incrustations, laques, sculptures, etc.  Ensuite vient le choix des matelas : quelle largeur, quelle marque, quelle qualité… Pour finir ce sera le choix des tissus, des modèles des coussins, des finitions de ceux-ci.   Par facilité et après quelques visites de magasins spécialisés, nous avons opté de centraliser toute notre commande dans la même boutique où nous avons déjà fait l’achat du dernier matelas devant équiper la maison.  Le prix total est correct en fonction des informations en notre possession sur le sujet et la livraison est déjà prévue pour la semaine suivante !

Nous avons également été chez le vitrier car nous avons besoin de vitres pour couvrir deux tables que nous avons achetées.  Il nous faut également des miroirs pour les salles de bain et tout ce que nous trouvons en standard ne nous plait pas.  Le gros problème auquel nous sommes confrontés provient principalement de l’éclairage nécessaire. Il va falloir passer par la réalisation de « sur mesure » et faire preuve d’imagination avec ce que l’on peut trouver ici.   On a déjà nos petites idées.

On a également consacré quelque temps à des formalités plus administratives mais indispensables : préparation du dossier pour la demande du permis d’exploitation et dépôt de nos « marque et  logo « Dar Rehla » auprès de l’office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale.

Nous avons eu également la visite agréable d’Olivier du ryad zitouna de Fès dont le visa arrivait à expiration et qui devait se rendre à Ceuta pour en faire la prolongation.  Nous en profiterons pour l’accompagner et faire le tour de la ville que nous avons déjà visitée en juin.  Ceuta Ceuta Le fort de Ceuta C’est Mohamed qui nous y conduira en taxi et nous pouvons constater que les aménagements de la corniche entre M’Diq et Ceuta ont encore bien avancé ces derniers mois ! Le passage des frontières se fait rapidement tant à la sortie qu’à l’entrée du Maroc ; forts de notre première expérience, nous avons pris la précaution d’emporter et de remplir au préalables les fiches indispensables aux formalités.

A notre retour vers 18h30, il fait déjà sombre mais nous ferons encore l’achat dans une boutique sur le bord de la route d’un lustre en fer forgé que nous destinons au salon.  Nous visualisons déjà la pièce.  Reste encore à trouver ou faire réaliser la ou les tables qui la meubleront.

A notre réveil le lendemain, la terrasse est mouillée et le temps frais.  Impossible de déjeuner sur la terrasse comme les jours précédents et nous irons petit déjeuner au café Smir où nous nous plaisons vraiment bien.  Café, chocolat chaud, croissants et pains au chocolat seront servis par Mohamed le garçon avec lequel nous nous sommes pris de sympathie.  La matinée sera ensuite consacrée, sous un ciel maussade, à un tour dans la médina avec Olivier et suivie d’une visite à l’école des Arts et Métiers dont Tétouan peut s’enorgueillir.  Nous aurons droit à la pluie à la sortie et le retour à la maison sera mouillé… Sur le chemin nous irons rapidement visiter une maison transformée et aménagée par une dame anglaise…

Plus tard, après nous être changés, nous irons déjeuner en ville.  Le temps passe vite quand on est en bonne compagnie et il faut déjà penser à se quitter. Olivier reprendra le car vers 16 heures 30 et pour notre part nous devons aller à l’aéroport de Tanger pour y accueillir ma maman.   Nous y serons vers 17h00 pensant que l’avion atterrit vers 17h30 selon l’horaire que nous connaissons.  A notre grande surprise Maman est déjà là depuis deux heures et quelque peu paniquée à l’idée qu’il nous soit arrivé quelque chose sur la route.  Elle n’avait pas notre numéro de portable au Maroc et mon portable « belge » est bien fonctionnel mais à la maison sur ma table de nuit… Impossible de nous joindre… Enfin elle a pu faire la connaissance des différents policiers de l’aéroport qui ont particulièrement été charmants avec elle ! L’hospitalité des Marocains n’est pas une légende ! Choukran.

Pose des plateaux en zelliges, des portes et visite amicale.

Dimanche, octobre 18th, 2009

Hier le chantier était désert et nous en avons profité pour mettre un peu d’ordre dans les caisses.  Il reste encore beaucoup de choses à déballer mais toujours impossible tant que les ouvriers seront dans la maison.

Ce matin, comme convenu l’artisan des zelliges est venu livrer les plateaux qui supporteront les vasques des salles de bain et de la cuisine. Assise de lavabo en zelliges C’est lui et ses ouvriers qui se chargeront de leur placement et de la finition. Mais auparavant, comme ces plateaux résultent d’une commande tardive il faut casser les assises précédemment réalisées… et ensuite fixer le tout avec un mortier qui sera préparé dans des seaux…  Beaucoup de poussière et je comprends que Rachid ait souhaité attendre pour finaliser les derniers travaux de peinture. Les assises seront rapidement mises en place Le plan de travail de la cuisine de Dar Rehla et le travail de finition pourra débuter : en l’occurrence il s’agit de faire les « plinthes » qui feront le raccord.  Pour réaliser ce travail, les ouvriers vont partir de carreaux de 10×10 et les couper à l’aide d’une petite massette L'outil du zelligeur en différents petits fragments qui viendront s’ajuster pour composer le motif ! Les découpes sont nettes et les morceaux obtenus étonnamment bien réguliers ! Ils sont fixés au mur au moyen d’un ciment, les joints étant minimes.  Pour terminer l’ensemble, on coule une espèce de barbotine pour le rejointoiement.

Le menuisier est présent également.  Il vient terminer les portes des chambres.  Les ouvrants sont désormais livrés mais doivent encore être ajustés : un travail minutieux réalisé au rabot et au ciseau pour le placement des paumelles. Le menuisier à l'oeuvre Ici pas de machine électrique tout se fait encore manuellement dans la tradition.  cela prend peut-être plus de temps mais franchement est-ce nécessaire d’aller plus vite ?

Quant à nous,  nous ne sommes pas restés à rien faire.  Patricia a fait le relevé des points lumineux qu’il nous fallait encore pourvoir… 27 appliques ou lustres ! On prend la décision de repartir vers notre marchand attitré situé en dehors de Tétouan sur la route de M’Diq.  Nous allons encore lui acheter aujourd’hui quatre grandes lanternes destinées aux galeries du patio ainsi que deux appliques pour le salon du rez-de-chaussée.  Plus que 21 points lumineux à équiper dorénavant.  Dans le stock de notre marchand on a déjà repéré d’autres modèles qui pourraient nous satisfaire mais ce sera pour un autre jour car les achats effectués ce jour sont déjà relativement encombrants et il va falloir rejoindre la maison à une heure où l’affluence dans les rues de la médina est relativement importante et la circulation moins aisée…   Pendant notre visite, nous remarquons sur le parking une voiture immatriculée en Belgique ; je ne peux m’empêcher d’entamer la conversation avec les autres clients qui sont présents dans le magasin et auxquels doivent appartenir cette voiture. De fait, il s’agit d’un couple de Belges Naïma et Jean-Marie, rebaptisé Naïm qui possèdent une maison à Cabo Negro, un village tout proche de Tétouan.  Eux aussi ont le projet d’exploiter leur maison en maison d’hôte mais contrairement à nous, leur maison est une construction récente, vaste, située à 400 m environ de la plage et équipée d’une piscine.   Ils prévoient d’être opérationnels pour le début de l’année prochaine.  En attendant, ils reçoivent régulièrement des amis belges et en discutant, j’apprends que le lendemain, ils attendent un agronome sorti de Gembloux dont le nom ne m’est point inconnu.  Avant de se quitter, on s’échange nos coordonnées respectives afin de se revoir prochainement.

De retour à la maison, nous constatons que les travaux avancent bien.  Compte tenu de la qualité de son travail, nous demandons à l’artisan des zelliges de nous remettre prix pour des plateaux de table.  Nous lui donnons la description des motifs que nous souhaitons ainsi que les couleurs et dimensions que nous voulons.  Le prix remis est correct et l’affaire conclue.  Un délai de livraison de 15 jours est nécessaire car l’une des teintes de zelliges doit être commandée à Fès où ce type de carreaux est produit. On reste dans les temps que nous nous sommes fixés pour « l’ouverture ».

De même nous passerons commande au menuisier de deux tables et huit chaises pour la salle à manger.  ici aussi, nous avons exprimé nos desiderata appuyés par des croquis et photos. Délai prévu : 15 jours aussi.  Ca roule.

Dans l’après-midi, Taeib accompagné de son frère Mohamed passera faire un tour sur le chantier.  Nous sommes contents de retrouver Mohamed qui a assuré la supervision du chantier et auquel nous devons certainement le respect des délais !  Il y a bien encore quelques détails à régler mais notre satisfaction est à 95% !

En fin d’après-midi, nous aurons la visite de Pascale et André et de leurs invités Christian et Michèle.  Pascale et André sont un couple de Français retraités qui possèdent une maison dans la médina et avec lesquels nous avons sympathisé.  C’est chez eux que nous avons laissé lors de notre dernière visite à Tétouan deux tapis et couvertures achetés à Chefchaouen et que nous avons récupérés la veille au soir.  Christian et Michèle sont leurs amis et sont venus leur rendre visite.  Christian a été victime le premier jour de son séjour à une crise cardiaque et a « testé » à son corps défendant les services hospitaliers publics de la ville.    Le récit de son expérience est intéressant et nous rassure quant à la qualité des services hospitaliers de Tétouan.  Je l’ai invité à raconter cette expérience dans mon autre blog et j’espère qu’il aura l’occasion de le faire à son retour en France.

Après une visite rapide de la maison (nous n’avons même pas eu le temps de partager un verre), ils sont repartis vers leur quartier El Blad situé à l’opposé de la médina.

Peu après ce seront les ouvriers qui quitteront les lieux jusqu’à demain, dimanche.

Le chaulage du derb habibi

Vendredi, octobre 16th, 2009

Aujourd’hui les travaux dans la maison ont été quasi nuls.   Rachid qui fait les peintures préfère attendre que tous les autres corps de métier soient sortis du chantier pour achever le premier étage et le rez-de-chaussée.  De notre côté, on est aussi bloqué dans les aménagements : dans certaines pièces nous aimerions pouvoir placer certaines décorations mais la crainte des tâches nous en empêche.  Nous devons donc prendre notre mal en patience. Demain (« rabda ») vendredi doivent être livrées les assises en zelliges des salles de bain,  des cabinets de toilettes et celle du plan de travail de la cuisine.  Leur pose implique la présence des maçons pour leur fixation et inévitablement des salissures…

Ce sera également  demain que seront livrées et posées les petites portes qui complètent les portes de chambres. Ce travail est propre mais entraine néanmoins du désordre et de la poussière…

Mais, une fois terminés ces deux livraisons et le placement des pièces, Rachid pourra s’atteler aux derniers travaux de peinture. Et si tout se passe sans anicroche, le chantier devrait être terminé pour lundi. Inch Allah…

Toutefois, afin de ne pas rester inactifs, Rachid et ses apprentis se sont occupés ce jour du chaulage du Derb.  Pour ce faire, la chaux a été préparée dans des grands bidons de récupération pour être ensuite badigeonnée à la grosse brosse sur les murs du passage.  Tous les murs ont été chaulés et la blancheur des murs illumine maintenant le passage couvert où se situe l’entrée de la maison.   Notre façade étant relativement haute en certains points et afin de peindre la totalités des murs, des échafaudages élaborés ont été réalisés par les ouvriers.

De notre côté, nous ne sommes pas restés totalement inactifs.  Nous sommes allés prendre rendez-vous chez le marchand de matelas pour la prise des mesures destinées à la réalisation du salon marocain du rez-de-chaussée.  Ici beaucoup de choses se font sur mesure et ce sera pour mercredi matin compte tenu que d’ici là la pièce sera encore encombrée par les seaux de peinture et les outils des ouvriers.

Nous sommes passés également chez le comptable afin de connaître la procédure pour le dépôt du nom et du logo de notre maison d’hôtes « Dar Rehla » ; nous prenons rendez-vous pour jeudi prochain afin d’aller en compagnie d’un membre du bureau comptable au bureau de l’administration compétente.  Nous en profitons pour prendre également quelques renseignements sur la fiscalité et la tenue des comptes car certaines questions se posent…  Ainsi en Belgique, une facture est monnaie courante et les prix annoncés sont toujours donnés (hormis entre professionnels assujettis) toutes taxes incluses.  Ici, les prix sont donnés hors taxes et si vous souhaitez une facture il vous faut alors compter un supplément du montant de celle-çi ! Autant savoir… Ensuite comment avoir des pièces comptables justificatives des dépenses réalisées quand certains achats et probablement la majeure partie de ceux-ci se feront directement auprès des producteurs-même descendus de leur montagne…

Nous obtenons certains éléments de réponse et pour le reste nous verrons à l’usage.

Nous passerons également une partie de notre temps à faire quelques magasins à la recherche, entre autres, d’une échelle, d’un tuyau d’arrosage, d’un détendeur, de produit pour la protection du bois, etc, etc …Un tas de petites choses pour lesquelles « chez nous »  il suffit de se rendre à la première grande surface du coin mais qui nécessitent ici plusieurs démarches et le passage dans diverses boutiques.

Encore des achats et des commandes…

Mercredi, octobre 14th, 2009

Un programme bien chargé nous attendait pour la journée.   Fin de semaine les ouvriers quitteront la maison, ce qui nous permettra de mettre les bouchées doubles à l’aménagement et la décoration de la maison.  Nous avons déjà acquis pas mal de pièces pour cet aménagement mais le plus important reste encore à faire : les meubles.   Notre déménagement en a bien comporté quelques uns auxquels nous tenions, mais pas en nombre suffisant que pour aménager une maison d’hôtes…  Le Maroc étant un pays où l’artisanat est encore très développé, nous souhaitons utiliser au maximum de nos possibilités le savoir-faire de ces artisans.  A chacune de nos sorties durant les journées précédentes nous avons donc repéré des artisans dont le travail était remarquable et nous plaisait.  Nous avons déjà commandé chez l’un deux une banquette et deux tables de chevet dont la fabrication devrait être terminée fin de semaine prochaine.

Aujourd’hui nous aimerions finaliser la commande des chaises et tables en fer forgé qui viendront sur la terrasse ainsi qu’une console qui ornera l’une des chambres du premier étage.  A la sortie de Tétouan, en direction de M’Diq, nous avons vu un atelier qui doit être à même de réaliser ce que l’on souhaite.  Pour nous y rendre nous contactons Mohamed qui pourra de surcroit nous servir d’interprète.  Il n’est pas à Tétouan dans l’immédiat mais nous fixe rendez-vous vers 16h00.  Nous avons alors du temps libvre devant nous et l’occuperons par la visite du musée d’archéolgie ou sont gardées de nombreuses pièces, témoins de la présence romaine dans la r&gion

Il est 16h00 environ, belle ponctualité, quand Mohamed vient nous chercher auprès de Bab Tout.  Sur le chemin nous passerons par Marjane car nous avons besoin d’un percolateur et dans la médina, nous n’avons pas trouvé ce que nous souhaitions.  Rapidement, nous nous dirigeons vers le rayon électroménager et trouvons notre bonheur parmi les promotions.  Le magasin est vide aujourd’hui, et Mohamed nous explique qu’il en est ainsi pendant la semaine : par contre le week-end, dimanche compris, le magasin tournerait à fond et il serai presque impossible de trouver une place sur le parking !  On le croit sur parole et nous ne viendrons sûrement pas vérifier, d’autant que les prix ne sont pas si intéressants que cela.  Ainsi on a acheté à proximité de Dar Rehla du produit de nettoyage et on peut constater que le prix au Marjane est bien plus élevé…  L’intérêt de cet établissement est certainement le vaste assortiment dont l’on dispose et les facilités de parking… Mais franchement, on est peu concernés et nous resterons, à l’avenir, favorables aux petits commerces du quartier où les échanges sont plus intéressants.

A cinq cents mètres de là se trouve l’atelier de ferronerie.  Nous avons emporté avec nous des photos de meubles en fer forgé tel que nous les aimerions.  Pas de problème pour la réalisation, on précise quelques dimensions et données technique et l’affaire est conclue rapidement.  Grâce à Olivier du Ryad Zitouna que nous avons contacté précédemment, nous disposions de prix de référence…  Délai de fabrication pour deux tables, neuf chaises et une console : 12 jours maximum.  On est dans les temps.  Pour la livraison, nous demandons à Mohamed si il connait quelqu’un car la commande achevée représentera quand même un volume sérieux ! Il nous faudra également prévoir des porteurs pour le transport dans la médina.

Nous nous dirigeons ensuite chez l’artisan chez qui nous avons acheté nos premières tables et chaises et auquel nous avons passé commande deux jours auparavant pour du mobilier rustique en bambou pour l’une des chambres de la terrasse dont le thème de la décoration est plus rustique et « bled ».

C’est également à cet endroit que se trouve le marchand chez lequel nous avons déjà acheté plusieurs lampes et appliques et dont les prix sont toujours plus que corrects, nettement moins chers que dans les commerces de la médina.  Nous repartirons avec une grande lampe ajourée qui viendra dans la grande chambre du premier étage en accord avec deux autres appliques que nous lui avions déjà achetées.  Ajourée selon des motifs particuliers, elle devrait diffuser une lumière tamisée, sereine.

Il nous faudrait encore des lustres pour le patio.  Nous connaissons le modèle et à Tétouan nous avons déjà reçu un prix.  Sans négociation, nous sommes déjà à une différence de +/-15 euros par lampe !  C’est clair, nous reviendrons ici  finaliser nos achats de luminaires, le taxi est largement remboursé !

De retour à Tétouan, ce sera à nouveau une petite expédition pour ramener au travers de la marée humaine nos achats à la maison.

Il est 17h00 passé et Rachid nous attend à la maison ; il nous informe des derniers travaux effectués par lui et son équipe.  Le chantier a bien avancé cette jounrée. Au premier le menuisier a terminé la pose des portes, ou tout au moins, leurs ouvrants principaux qui ont nécessité de nombreux ajustements au rabot.  Les copeaux qui jonchent le sol en témoignent et l’odeur qu’ils dégagent est agréable. Les peintures sont également presque achevées à ce niveau : la dernière couche et quelques retouches sont prévues pour demain matin.  Une seule salle de bain ne pourra être terminée que vendredi après la pose du plateau en zelliges.

Après un court passage sur Facebook et sur ma boîte mail où j’attends une réponse pour une possible réservation au début novembre, nous repartons dans le centre afin de commander les matelas qui équiperont notre salon et une banquette/lit de l’une des grandes chambres  Pas toujours facile de se faire comprendre… Le « dialecte que nous utilserons sera un mélange de français, d’espagnol et de marocain. Vive la pluriculturalité.

Nous irons ensuite manger une pizza dans un snack tout proche avant de rejoindre la maison où il me faudra encore accrocher deux lustres dans le  patio avant de pouvoir faire cet article.

Encore une journée bien remplie et intéressante

Mardi, octobre 13th, 2009

Ce week end, nous avons bien avancé dans les aménagements de la maison et nos besoins en meubles et éléments de décoration se précisent dorénavant.  Nous avons donc prévu de concrétiser certaines commandes ce lundi car nous aimerions être opérationnels début novembre ; nous avons déjà quelques demandes pour cette période que nous aimerions pouvoir satisfaire.

Les travaux dans la maison devraient être terminés à la fin de la semaine et si pas sûrement pour la semaine suivante…  Le niveau terrasse a été achevé aujourd’hui, au niveau du premier étage reste le placement des portes des chambres ainsi que l’achèvement des salles de bain.  La livraison des assises des lavabos est prévue fin de semaine et ensuite ce ne seront que quelques retouches de peinture.  Au rez-de-chaussée, la cuisine s’aménage progressivement.  Reste à déterminer le style des meubles que nous souhaitons, la disposition des grosses pièces ayant été désormais arrêtées.  Ici aussi, plus de gros travaux mais quelques aménagements de plomberie et essentiellement des travaux de peinture dont Rachid et ses deux apprentis viendront rapidement à bout.

Après avoir déjeuné des traditionnelles « msemens » que j’ai été achetées à proximité de la maison, nous nous rendons en premier lieu aux bureaux Amendis, la société gérant l’électricité et l’eau, ceci afin de payer les factures des consommations relatives aux mois de août et septembre : en tout 8 factures car nous disposons de 3 compteurs d’électricité et un compteur d’eau.  Ici pas de payement automatique par domiciliation, il est préférable d’aller payer au guichet.   Nous sommes agréablement surpris par la rapidité avec laquelle les choses se passent et notre délai d’attente sera vraiment très court.

Nous passons ensuite chez le marchand de matelas chez qui nos sommes allés prendre des renseignements samedi.   Nous lui passons commande du dernier matelas qui doit équiper notre maison d’hôtes.  Ici la dimension standard en longueur est 190 cm et nous voulons du 200. Il nous faudra donc attendre une semaine environ avant d’être livré. Encore une bonne chose de faite.

Nous descendons alors au centre d’artisanat en passant par Bab Ramouz dsc_5718 dsc_5722 et via le parc des Amoureux dsc_5724 dans lequel se trouve la réplique des bassins et fontaines de l’Alhambra de Grenade. dsc_5727 Les palmiers qui bordent les allées font l’objet d’un entretien… dsc_5729 dsc_5733 Mieux vaut  ne pas avoir le vertige d’autant qu’il y a du vent et que la cîme des arbres doit culminer à plus de vingt mètres du sol !

Au centre d’artisanat, dsc_5736 nous retrouvons la dame responsable de la salle de vente avec laquelle j’ai eu l’occasion de parler précédemment de notre projet, entre autre.  Nous souhaiterions faire réaliser et « customiser » des accessoires de salle de bain.  Nous lui soumettons le modèle mais elle ne peut nous donner une réponse dans l’immédiat ; on devra attendre fin de semaine le temps qu’elle soumette notre demande aux artisans qui travaillent pour la coopérative.  Nous profitons de notre présence pour faire le tour de la salle d’exposition dsc_5737 et achèterons une lampe à suspendre en bronze ajouré ainsi qu’une couverture qui servira de couvre-lit pour l’une des chambres de la terrasse.  Pendant notre visite nous faisons également la connaissance d’une famille française dont l’un des membres travaille dans un chantier naval du côté de Tamuda Bay, son entreprise ayant délocalisé ses activités ici.

Après être retourné à la maison pour y déposer nos achats nous retraverserons la médina afin de rejoindre Bab El Okla où nous comptons prendre un taxi pour nous rendre à M’Diq.  Sur le chemin, nous ferons une halte chez un marchand d’ »antiquités » situé en haut de la rue Tarafin.  La boutique est tenue par un jeune, Karim avec lequel nous avons eu dès notre premier séjour à Tétouan un contact agréable.  Sans être de véritables antiquités les appliques que nous trouvons ici sont néanmoins plus anciennes et se caractérisent par un travail d’assemblage et de soudure plus soigné.  Les prix pratiqués par Karim sont en outre très intéressants et nous lui prendrons encore aujourd’hui deux appliques et une lampe à suspendre que nous viendrons chercher à notre retour de M’Diq.  (rem : à l’heure où j’écris, la lampe est placée et diffuse une lumière bien agréable).

Nous voilà repartis vers Bab El Okla. A proximité de cette dernière, nous croisons Christian et Claire avec lesquels nous converserons un peu sur les aspects administratifs et comptables des activités commerciales au Maroc.  Nous passons ensuite chez un artisan que nous avons repéré samedi matin et dont le travail avait attiré nos regards.  Nous lui commandons une banquette et deux tables de nuit en cèdre et sculptées.  Nous rejoignons ensuite la station des grands taxis et confirmons le prix de la course jusqu’à M’Diq : 70 dirhames.

Le chauffeur s’appèle Mustapha et est un bon vivant, le trajet sera agréable.  A M’diq, il nous débarque à l’entrée sans nous avoir donné au préalable son numéro de téléphone, on ne sait jamais.  Sa jovialité et sa connaissance du français vont sûrement lui servir pour l’avenir.

Il est 13h30 environ, nous prenons la direction du port que nous n’avions pas vu a dernière fois mais rapidement nous faisons demi-tour car l’accès du port semble barré et qu’il n’y a rien d’autre à voir de ce côté.

En ce jour, il y a une légère brise marine et quelques vaguelettes au bord de la plage.  La luminosité est intense et je ne peux m’empêcher de prendre encore des photos…. dsc_5768   dsc_5770 dont celles d’une mosquée blanche et bleue, très lumineuse. dsc_5769 dsc_5772 Arrivés à hauteur des premiers établissements, nous pénétrons dans l’un deux et montons en terrasse. dsc_5775 La vue est superbe mais après dix minutes d’attente sans avoir vu de garçon, nous le quittons  et nous rendons au Blue Inn voisin où nous ferons un excellent déjeuner.

Nous passerons ensuite à la banque chercher du liquide car nous avons prévu de faire des achats dans l’une des boutiques visitées la première fois et où nous avons repéré des lustres artisanaux au design moderne que nous destinons à la salle à manger que nous voulons lumineuse.  Il nous en faut trois.

Chargé de nos colis, nous téléphonons à Mohamed, chauffeur de taxi qui officie dans la ville afin qu’il nous ramène à Tétouan.  Après un petit quart d’heure d’attente, il arrive et nous repartons vers Tétouan.    Nous ferons encore un arrêt sur la route pour acheter quelques objets de décoration et commander des meubles de fabrication traditionnelle à base de bambous.

Il est maintenant temps de rentrer car il faudra encore ressortir pour faire quelques courses domestiques et récupérer les appliques achetées chez Karim.

Pas loin de la maison, nous ferons alors une nouvelle rencontre, celle d’un monsieur d’un certain âge avec qui j’avais déjà parlé lors d’un séjour précédent.  Il a vécu neuf ans à Barcelone et est plein de connaissances.  Nous convenons de nous voir prochainement à la maison.  Notre réseau social se met en place.

Jour 7 – M’Diq

Lundi, octobre 12th, 2009

Après la journée relativement « éprouvante » de la veille, et afin de faire découvrir à la maman de Patricia les environs de Tétouan, nous décidons que l’après-midi de cette nouvelle journée sera consacrée à un peu de tourisme !  Nous programmons la visite de M’Diq, communément appelée Rincon par les gens de la région et que nous-même ne connaissons pas encore.  Nous avons donc appelé Mohamed le chauffeur de taxi avec lequel nous avons l’habitude de voyager pour qu’il vienne nous chercher à 13 h00 ; pas de chance il est en excursion sur Tanger mais il se charge néanmoins qu’un de ses collègues soit à l’heure convenue pour nous véhiculer.

En attendant,  nous vaquerons à certaines activités que la présence des ouvriers laissent néanmoins possibles telles que la fixation des barres des rideaux dans les différentes chambre,  la prise des mesures des tentures , leur confection, mais aussi terminer le montage des sommiers des lits,… On place aussi déjà certains éléments de décoration dans les pièces « terminées » mais les dimensions des pièces sont particulières et la disposition  des meubles que nous avions pensée sur papier pose parfois problème…  Il y aura sûrement encore des modifications avant de trouver l’agencement idéal et harmonieux.

Nous avons gardé les plastics des emballages et couvrons tous ces éléments car la poussière est fort présente et tant que les ouvriers n’auront pas quitté le chantier il en sera ainsi…

C’est également ce mardi que l’ouvrier qui a réalisé la pose des bejmats vient pour faire le calcul définitif de son travail ; cela prendra un certain temps car il faut mesurer toutes les surfaces et les recoins sont nombreux. C’est Taeib qui s’occupera du calcul des surfaces sur base des valeurs relevées.  C’est également cet artisan qui a composé le plan de travail de la cuisine et le travail est soigné, bien fini. Plan de travail en zelliges Comme le résultat des assises des lavabos des salles de bain peintes « imitation tadelakt »  ne nous satisfait pas pleinement, nous décidons pour les salles de bain non encore terminées de lui confier la réalisation des nouvelles assises.  Le prix qu’il nous remet est correct et la livraison est prévue d’ici dix jours.   Le travail sera réalisé dans son atelier et pour ce faire, il a pris le gabarit des lavabos à encastrer.  Nous lui commandons également un des plans de travail de la cuisine du rez-de-chaussée, celui qui occupera le côté « vaisselle ».

A 12h30, nous quittons la maison pour nous rendre à la maison des Artisans où nous avons fixé rendez-vous au chauffeur de taxi.  Si il n’est pas encore là, nous aurons la possibilité de faire un tour dans la salle d’exposition présentant les réalisations des artisans installés dans le bâtiment et regroupés en coopérative.  Un des avantages de ce centre est que les prix sont clairement affichés et fixes.

Le chauffeur est cependant à l’heure et nous pouvons partir sur M’Diq. M'Diq   La narration de cette visite faisant l’objet d’un article dans mon autre blog je ne m’étendrai pas plus… je vous invite à le parcourir.

La visite de M’Diq nous aura aussi permis de découvrir deux magasins intéressants, proposant des articles différents de ceux que nous trouvons généralement à Tétouan, à des prix attractifs et d’une belle qualité.   Nous y achetons déjà deux plafonniers Plafonnier de mais nous savons déjà que nous reviendrons prochainement car nous avons remarqué des lustres originaux que nous mettrons fort probablement à la salle à manger que nous souhaitons claire.

A 17h00 le taxi vient nous reprendre pour rentrer à Tétouan.  Sur la route nous nous arrêterons dans la zone d’activité commerciale où nous avons acheté le mobilier de terrasse.  Nous y acheterons des appliques en terre cuite pour la terrasse. Applique en terre cuite de Inutile de se charger de trop car après il faudra tout transporter jusqu’à la maison… Ici aussi nous reviendrons car les prix sont corrects !

Jour 6 – La demande de résidence – suite

Samedi, octobre 10th, 2009

Nous sommes le lundi, une nouvelle semaine commence et l’après-midi à 14h00 nous avons rendez-vous au commissariat central de Tétouan, pour un entretien dans le cadre de notre demande de résidence.

A la maison, vers 7h30 arrivent les premiers ouvriers, Rachid et ses deux apprentis peintres.  Aujourd’hui ils consacreront leur journée à la mise en couleur des salles de bain des chambres de la terrasse.  Au départ nous aurions souhaité mettre du tadelackt mais il semblerait qu’ici à Tétouan, le coût de cet enduit soit trop cher et nous avons opté pour une peinture lavable à laquelle Rachid donnera des effets tadelackt.  A notre arrivée, Rachid avait déjà peint de la sorte la toilette qui se trouve sur la terrasse et le résultat est satisfaisant.  L’application se fait en plusieurs couches, la dernière étant une couche d’imperméabilisation.  Les odeurs de solvant seront fortes et légèrement gênantes ; heureusement la ventilation est possible et l’odeur aura disparu le soir.

Vers 11h00 arrivera l’électricien, Mohamed qui consacrera cette journée au premier étage, suivi de peu par le plombier et son apprenti.   Pour eux la journée sera consacrée à la pose des derniers robinets de la cuisine et au raccordement de la machine à laver.  Patricia pourra de la sorte faire tourner sa première machine !  Ils changeront le robinet de l’évier par celui que nous avons apporté de Belgique, un modèle, muni d’une douchette que nous estimons plus pratique pour l’usage que nous en ferons.

Le plombier qui s’est également chargé de l’installation du chauffe-eau solaire nous recommande de placer un détecteur de lumière qui sera couplé à la résistance d’appoint.  Ainsi tant que la lumière est suffisante, la résistance est coupée et seuls les capteurs fournissent les calories.  Nous verrons à l’usage si le système est judicieux et confortable.  Tout dépendra de la consommation qui sera faite par nos futurs hôtes ;  le réservoir n’a qu’une capacité de 300 litres.

Le vitrier passera également en fin de matinée pour terminer la découpe et le placement des dernières vitres des fenêtres.

A 13h30 nous quittons la maison pour nous rendre à notre rendez-vous, nous sommes à la police à 13h45.  Il nous faudra patienter un peu avant que notre interview ne démarre.   Les questions sont variées et portent tant sur notre parcours scolaire que professionnel ; on remonte jusqu’aux primaires !  Avec moi, les choses se passent bien, l’agent qui m’interroge est aimable.  En ce qui concerne Patricia, son interlocuteur est nettement moins affable et ses questions sont parfois très indiscrètes, à notre avis.   Nos parcours tant celui de  Patricia que le mien sont diversifiés… Il faut donner des dates, des lieux, le nom des parents, leur activité professionnelle, etc… Pas toujours facile de se rappeler de certains éléments demandés.   C’est plus poussé qu’un entretien d’embauche et avec Patricia, le ton employé par son interlocuteur est franchement désagréable à tel point que l’agent qui traite mon dossier ira interrompre  » l’interrogatoire »  et le finalisera lui-même.

Après 3 heures environ passées dans le commissariat, l’agent nous remettra le récipissé de notre demande de résidence ; le dossier doit maintenant partir sur Rabat pour examen. Avant de recevoir l’autorisation, un délai de 3 à 4 mois est nécessaire et comme le récipissé valant autorisation provisoire n’est valable qu’un mois, il ne nous faudra pas oublier de nous représenter à l’échéance !

Après cette épreuve, nous remontons en ville et nous octroyons un arrêt au café Smir où nous avons pris nos habitudes : un bon café pour faire tomber la pression….  « Atani djouch kawa el lib »

On retourne ensuite à la maison, la maman de Patricia a terminé les tentures des chambres de la terrasse et de coussins qu’elle a confectionnés avec entre autre une couverture en poils de chameaux ramenée de mon séjour au Mali dans les années 80.  Retrouvée dans une malle avant notre départ, elle a subi quelques dégâts et on en n’a récupéré que quelques pièces.

Le soir on s’offre à nouveau le restaurant.  Au menu tajine de boeuf aux pruneaux pour Patricia Tajine de cervelles et tajine à la cervelle pour moi Tajine de boeuf aux pruneaux suivis par un flan au caramel accompagné d’une salade de fruits bien fraiche. Flanc caramel et salade de fruits La maman de Patricia a préféré rester à la maison et dîner de fruits.

Nous rapporterons à la maison une bouteille de vin gris achetée à l’épicerie Restinga.  A ma connaissance, Restinga est la seule épicerie du coin où l’on peut trouver de l’alcool.  Après un petit séjour dans le frigo, on pourra se délecter de ce savoureux breuvage pour autant que je puisse ouvrir la bouteille car le tire-bouchon est toujours dans une caisse.  Il me faudra jouer à McGyver : 3 clous suffiront pour que l’affaire soit dans le sac et le vin dans les verres. Ouverture de la bouteille de vin gris dsc_5623

On oublie alors les tracas des formalités administratives de l’après-midi.

Notre installation dans la maison – Jour 5 – Dimanche, jour de repos ?

Vendredi, octobre 9th, 2009

La veille nous avons constaté que déballer nos colis en présence des ouvriers n’était pas chose aisée :  électricien, plombier, peintre, vitrier, frigoriste,… ils étaient tous là, seuls ou à plusieurs selon le corps de métier !  La maison était une fourmilière.  D’autre part nous souhaitons un peu de répit car les derniers jours ont été assez « speedés » et riches en péripéties.  Nous demandons donc à Taeib que les ouvriers ne viennent pas travailler ce dimanche, contrairement à ce que nous avions demandé auparavant dans le but de terminer les travaux au plus vite.  A la réflexion ça ne viendra pas à un jour… Prendrait-on le rythme local ?

La nuit a été bonne et avons tellement bien dormi que nous n’avons même pas entendu le premier appel à la prière lancé par les minarets tout proches.   Après une bonne douche, il me faut sortir afin d’aller chercher notre petit déjeuner.  Notre voisin est en train de laver à grandes eaux le derb, je m’enquis auprès de lui d’un marchand de pain et il m’emmène, par un « sebat » que je n’ai pas encore emprunté vers un épicier parlant espagnol où l’on peut trouver pas mal de produits alimentaires !   De retour à la maison, nous nous installons sur la terrasse et prenons notre premier petit déjeuner à Dar Rehla.  Le soleil commence à inonder la terrasse de ses rayons et la température est douce. Petit déjeuner sur la terrasse de Dar Rehla

Nous nous sentons enfin prêts à entamer le déballage de nos colis mais seules les pièces de la terrasse pourront être aménagées dans un premier temps.  De toute manière, même si le chantier est propre, les sols sont salis par des souillures d’enduits et/ou de peintures et nécessitent au préalable un nettoyage en profondeur dont Patricia se chargera.  On n’est jamais si bien servi que par soi-même !  La maman de Patricia qui nous accompagne récupère la machine à coudre que nous avons emportée avec nous et met de l’ordre dans les nombreuses bobines de fils que ma maman nous a données… Elle est couturière de formation et nous avons prévu de faire un certain nombre de réalisations nous-même, plus par facilité que par économie !

De mon côté,  je consacrerai l’essentiel de la journée à l’aménagement de la cuisine et de mon atelier.   Pour le transport nous avons utilisé des armoires de cuisine d’un magasin bien connu que nous destinons à cet usage ; une seule d’entre elles a été endommagée lorsque Rachid, qui fait son poids, est montée dessus lors du déchargement du camion.  Un peu de colle et des serre-joints et le tour est joué et on n’y voit plus rien ! Elle pourra prendre sa place dans l’atelier.  Les volumes de rangement ainsi montés permettent maintenant de vider un certain nombre de caisses et cartons et mes outils prennent progressivement leur place.

Au cours de la journée on procèdera également au montage des tringles à rideaux des deux chambres, de la sorte à pouvoir prendre les mesures des tentures à réaliser, on branchera le frigo dans la cuisine de la terrasse.  Je procéderai également au contrôle de l’installation électrique déjà réalisée ; sans être aux normes européennes l’installation est proprement faite.  J’en profiterai cependant pour changer les ampoules placées par des ampoules économiques : à raison de 100 w par ampoule et d’environ 5 points lumineux par pièce, c’est préférable !

Le soir, après avoir été diner en ville, nous nous installerons sur la terrasse et profiterons du paysage que représentent, vues de notre terrasse inférieure, les maisons éclairées de la médina. La Médina de Tétouan la nuit

Notre installation dans la maison – Jour 4

Mercredi, octobre 7th, 2009

Le camion avec notre déménagement est arrivé hier à Tétouan et son déchargement a été effectué la nuit.  Les colis ont été emmenés en plusieurs voyages et charrettes par les porteurs accompagnés du gardien qui occupe et surveille la maison depuis le début des travaux.  Vu l’heure tardive de la fin des opérations et la nécessité de quitter le ryad tôt le matin nous n’avons pas été à la maison après.

Nous nous sommes levés à 6h30 et avons déjeuné frugalement, rassemblé nos sacs et nous sommes mis en route vers le quartier de l’Ayun ou se trouve Dar Rehla.  Alors que le quartier El Blad où nous logions est encore relativement désert, nous nous trouvons à hauteur de Souk El Fokki dans l’animation ; les commerçants commencent à installer leur échoppes sur la rue.

Il est environ 7h15 quand nous frappons à la porte de Dar Rehla et que le gardien vient nous ouvrir.  Toutes les pièces du rez-de-chaussée sont occupées par des colis Colis du déménagement mais néanmoins il y règne un certain ordre. Colis du déménagement Colis du déménagement

Patricia semble à ce moment néanmoins songeuse…. Colis du déménagement

En attendant que les porteurs viennent nous aider pour monter aux étages les grosses pièces, nous commençons par repérer les colis dont nous aurons besoin rapidement et les montons à l’étage.  Tous les colis sont numérotés et nous disposons de la liste détaillée de ce qu’ils contiennent ; la tâche est donc aisée.

Les porteurs ne viendront que vers 11h00.  Pas question de rester inactifs et nous montons les sommiers et les matelas dans les chambres de la terrasse, les seules qui soient terminées et où nous dormirons un certain temps.   Il me faut maintenant trouver et ouvrir les colis où sont rangés les outils dont j’aurai besoin dans l’immédiat.  Tous mes outils se trouvent dans des caisses volumineuses que j’ai fabriquées pour le transport et malgré que leur contenu doive rejoindre la pièce qui me servira d’atelier sur la terrasse, il est vu leur poids considérable, inconcevable de les faire monter.   Elles seront ouvertes au rez-de-chaussée et le contenu monté petit-à-petit.  Je trouve rapidement la visseuse et la perceuse électriques ainsi que les accessoires indispensables au montage des différents meubles et aux premiers travaux d’aménagement.

Mais, en avance sur l’horaire convenu, les porteurs arrivent à la maison.  Je laisse donc à plus tard le montage des lits. Il faut maintenant donner les instructions et la destination de chacun des colis.  De nouveaux mots viennent ainsi s’ajouter à mon vocabulaire : « fock » (en haut) et « staa » (la terrasse) : ma prononciation n’est probablement pas la meilleure mais les colis arrivent quand même au bon endroit !

Vers 13h00 le dispatch est terminé et les porteurs après avoir été payés par Taeib pour leurs prestations du jour et de la veille quittent la maison.  On y voit plus clair mais les ouvriers du chantier sont encore là ; pas facile de s’installer dans ces conditions. Vitrier à l'oeuvre Travaux de peinture On préfère quitter les lieux et partir faire quelques courses en ville : eau, produits d’entretien, etc… Nous n’avons non plus ni table ni chaise et Taeib nous emmène donc en dehors de la ville sur la route de M’Diq où se trouve un « centre d’activité économique » où sont regroupés plusieurs artisans et revendeurs où nous trouverons notre bonheur.  Artisans Osiers Poteries Céramiques Les prix sont nettement plus intéressants que ceux pratiqués en ville et les vendeurs peu insistants, nous laissant regarder sans pression ! On y trouve un mobilier très rustique que nous destinerons ultérieurement à la terrasse supérieure.  En attendant, nous les utiliserons pour nos besoins journaliers.  Nous savons déjà ce que nous souhaitons pour le reste de la maison mais nous n’avons pas encore trouvé ici à Tétouan l’artisan qui puisse nous satisfaire.  Vu les délais courts de fabrication, il n’y a pas urgence et préférons attendre pour acheter.

Le transport des meubles, deux tables et huit chaises, sera assuré par un transporteur en triporteur relayé ensuite par un des porteurs du déménagement qui a été prévenu.  Quand nous arriverons à la maison tout sera déjà là !

Vers 19 heures, je retournerai en ville pour finaliser l’achat du réfrigérateur et de la cuisinière.  C’est le vendeur qui se charge de la livraison.  Pour ce faire il fait appel à un porteur.  Celui qui qui se présente est très âgé et pas épais… Le réfrigérateur et la cuisinière sont des colis imposants ; néanmoins il chargera l’ensemble sur sa charrette et partira à l’assaut du djebel Dersa sur lequel notre maison se trouve.  Je regrette de ne pas avoir pris mon appareil photographique : le chargement est hors-norme, le haut du réfrigérateur doit « culminer » à plus de 2m30 et à cette heure la rue que nous devons emprunter est encore occupée par les marchands et de nombreux cordelières électriques barrent le passage à 2m20 de hauteur !!! C’est assez original mais chacun y met du sien en entendant les cris du porteur « Balek, balek » ce qui à mon avis doit signifier « attention, attention »  C’est un cri que l’on entend régulièrement dans les artères principales de la médina.

Ce sera encre un gros effort pour rentrer les colis dans la maison mais les voisins viennent rapidement donner un coup de main ! Vive la solidarité !

Je gratifie le porteur d’un pourboire probablement généreux mais l’effort était considérable – A juste peine, juste salaire !

Pendant ce temps Patricia et sa maman ont continué le déballage des valises, la mise en place des tables et chaises sur la terrasse.  Quand j’arrive en haut, je  suis cassé ! Mais quel bonheur d’être là !