Fin de semaine passée, nous attendions plusieurs livraisons : les tables et chaises en fer forgé destinées à la terrasse, les plateaux en zelliges qui les couvriront, les tables et chaises de la salle à manger ainsi que les meubles, matelas et tissus du futur salon marocain. Tous ces éléments ont été commandés chez des artisans ou commerçants différents car chacun ici a sa spécialité ou spécificité. Dans un sens c’est assez agréable mais cela revêt vite certains aspects contraignants de dépendance à des tiers à partir du moment où l’on ne s’exprime pas toujours dans la même langue et que tout doit être précisé à la commande pour éviter toute surprise ultérieure ; la vision des choses « finies » n’est pas toujours la même.
Parallèlement, les formalités administratives se poursuivent aussi et la matinée du vendredi a ainsi été consacrée au dossier du dépôt de la marque « Dar Rehla » chez le comptable dont l’une des employées se chargera de sa transmission au bureau local de l’OMPIC, l’Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale. Il nous en coûtera 1200 dirhams pour une protection du nom et du logo pour une durée de 5 ans.
L’après-midi, nous nous sommes rendus, en compagnie de Mohamed, chez l’artisan ferronnier chez qui nous avions commandé les meubles en fer forgé pour vérifier son état d’avancement et régler l’organisation de la livraison, celle-ci étant prévue pour le lendemain.
Bien nous en pris car quand nous arrivons, nous constatons que les tables ne correspondent pas au modèle commandé… Nous avons commandé des tables pour des plateaux carrés et les tables que le patron nous présente sont prévues pour des plateaux ronds. En fait, comme les chaises que nous lui avons commandées ont une assise ronde, il a estimé qu’une table ronde convenait mieux ! « Machi Mouchqui », pas de problème, il va faire le nécessaire mais la livraison sera reportée désormais à mardi.
Pour terminer cette journée du vendredi, nous avions prévu également la réception des divers éléments du salon marocain. Mais rarement les choses se passent comme on le prévoit… Quand nous nous présentons chez l’un des marchands concernés, le fabricant des assises et le fournisseur des matelas en l’occurence, il nous apprend que toute la commande n’est pas encore prête ; il est encore en attente d’un matelas commandé pour l’une des banquettes qui doit meubler « la grande chambre ». Le matelas doit venir de Casablanca où est située l’usine car le modèle que nous avons commandé n’est pas standard ici. Ici la longueur standard est de 190cm et nous voulons du 200cm ! On nous promet que mardi soir, la commande sera prête. Inch Allah.
Mais tant qu’à faire, nous passons voir la boutique où nous avons acheté les tissus et qui s’est chargée de la confection. Ici, délai respecté, les housses sont faites et la réalisation bien achevée. Dommage que les assises ne soient pas terminées et qu’il nous faille attendre pour voir le tout en place. Le transport de l’ensemble, il y a quand même 11 coussins volumineux nécéssite les services d’un porteur et d’une charette. 40 dirhams sera le prix convenu pour la course et après avoir chargé et ficellé l’ensemble, notre porteur se dirigera au pas de course vers l’entrée de la Médina… Un vrai fangio et nous avons quelques difficultés à le suivre au milieu de la foule encore fort présente ! Une fois atteintes les rues de la Médina, il ralentira le train car le passage y est nettement plus étroit. A la maison, tout le chargement sera déposé dans le patio en attente des autres éléments du salon.
Rem : même si ce n’est pas moi qui pousse la charrette, passer au travers de toutes les échoppes en période d’affluence n’est pas un exercice que j’apprécie particulièrement et je serai content quand les livraisons nécessitant l’usage des porteurs et des charrettes à bras seront terminées…
La journée du samedi commencera assez tôt avec la livraison des deux plateaux de zelliges.
Seul détail, nous avions commandé des plateaux de 90x90cm et nous nous retrouvons avec des plateaux de grandeurs différentes légèrement plus grands… Pas de quoi fouetter un chat et nous décidons de réceptionner la commande. Nous avons hâte de voir les plateaux sur les tables et pas envie de reporter… D’ici mardi, il serait impossible de rectifier le tir et somme toute la différence est minime et ne devrait pas « choquer »… Mais avant de s’en aller, les deux ouvriers « zelligeurs » doivent encore mettre la touche finale en appliquant une couche de peinture noire sur les cornières qui enserrent les carreaux. En attendant d’être montés au deuxième étage, sur la terrasse, les plateaux seront placés dans la salle à manger. Vu leur poids et l’encombrement qu’ils représentent, le transfert vers la terrasse risque d’être assez physique et je me réjouis que les éléments de la table proviennent d’artisans différents et en pièces séparées. Je pense qu’il aurait été impossible de les monter au sinon et n’ose imaginer ce qu’il en serait !
Un peu plus tard ce sera le menuisier qui arrivera avec sa production : deux tables et huit chaises. Nous lui avions communiqué la photo d’un modèle trouvé dans une revue d’ameublement et étions impatients de voir le résultat ! Rien à dire et nous avons ce que nous attendions. Même la teinte du bois qu’il a traité correspond à nos attentes. La surface est cependant encore brute et il faudra encore appliquer quelques couches d’un « surfaceur » cellulosique. Il se chargera assez rapidement de la première couche et je ferai les applications suivantes dans les jours qui viennent.
Et de fait, il ne faudrait pas croire que de notre côté nous restons inoccupés. D’une part, le nettoyage en profondeur des sols et leur traitement nécessite beaucoup de temps et d’énergie. D’autre part, au fur et à mesure que les meubles prennent leur place nous mettons au mur les autres éléments de décoration que nous avons prévus. Les chambres commencent à prendre forme et le résultat nous plaît. Je m’essaye à quelques cadrages photos pour le futur site et me rends compte que le rendu n’est pas évident ! Cela est dû aux dimensions particulières, tout en longueur, des chambres.
« Grande chambre », « petite chambre »,… c’est ainsi que l’on désigne encore les futures chambres de notre maison d’hôtes « Dar Rehla » et il va falloir sérieusement penser à se creuser les méninges pour trouver des noms appropriés pour chacune d’elles. De même il va falloir affiner les textes et les différentes traductions du futur site de « Dar Rehla – Maison d’hôtes » !
La fin du week-end sera consacrée à la farniente et le dimanche nous irons nous promener et déjeuner à Martil.