Jour 6 – La demande de résidence – suite

Nous sommes le lundi, une nouvelle semaine commence et l’après-midi à 14h00 nous avons rendez-vous au commissariat central de Tétouan, pour un entretien dans le cadre de notre demande de résidence.

A la maison, vers 7h30 arrivent les premiers ouvriers, Rachid et ses deux apprentis peintres.  Aujourd’hui ils consacreront leur journée à la mise en couleur des salles de bain des chambres de la terrasse.  Au départ nous aurions souhaité mettre du tadelackt mais il semblerait qu’ici à Tétouan, le coût de cet enduit soit trop cher et nous avons opté pour une peinture lavable à laquelle Rachid donnera des effets tadelackt.  A notre arrivée, Rachid avait déjà peint de la sorte la toilette qui se trouve sur la terrasse et le résultat est satisfaisant.  L’application se fait en plusieurs couches, la dernière étant une couche d’imperméabilisation.  Les odeurs de solvant seront fortes et légèrement gênantes ; heureusement la ventilation est possible et l’odeur aura disparu le soir.

Vers 11h00 arrivera l’électricien, Mohamed qui consacrera cette journée au premier étage, suivi de peu par le plombier et son apprenti.   Pour eux la journée sera consacrée à la pose des derniers robinets de la cuisine et au raccordement de la machine à laver.  Patricia pourra de la sorte faire tourner sa première machine !  Ils changeront le robinet de l’évier par celui que nous avons apporté de Belgique, un modèle, muni d’une douchette que nous estimons plus pratique pour l’usage que nous en ferons.

Le plombier qui s’est également chargé de l’installation du chauffe-eau solaire nous recommande de placer un détecteur de lumière qui sera couplé à la résistance d’appoint.  Ainsi tant que la lumière est suffisante, la résistance est coupée et seuls les capteurs fournissent les calories.  Nous verrons à l’usage si le système est judicieux et confortable.  Tout dépendra de la consommation qui sera faite par nos futurs hôtes ;  le réservoir n’a qu’une capacité de 300 litres.

Le vitrier passera également en fin de matinée pour terminer la découpe et le placement des dernières vitres des fenêtres.

A 13h30 nous quittons la maison pour nous rendre à notre rendez-vous, nous sommes à la police à 13h45.  Il nous faudra patienter un peu avant que notre interview ne démarre.   Les questions sont variées et portent tant sur notre parcours scolaire que professionnel ; on remonte jusqu’aux primaires !  Avec moi, les choses se passent bien, l’agent qui m’interroge est aimable.  En ce qui concerne Patricia, son interlocuteur est nettement moins affable et ses questions sont parfois très indiscrètes, à notre avis.   Nos parcours tant celui de  Patricia que le mien sont diversifiés… Il faut donner des dates, des lieux, le nom des parents, leur activité professionnelle, etc… Pas toujours facile de se rappeler de certains éléments demandés.   C’est plus poussé qu’un entretien d’embauche et avec Patricia, le ton employé par son interlocuteur est franchement désagréable à tel point que l’agent qui traite mon dossier ira interrompre  » l’interrogatoire »  et le finalisera lui-même.

Après 3 heures environ passées dans le commissariat, l’agent nous remettra le récipissé de notre demande de résidence ; le dossier doit maintenant partir sur Rabat pour examen. Avant de recevoir l’autorisation, un délai de 3 à 4 mois est nécessaire et comme le récipissé valant autorisation provisoire n’est valable qu’un mois, il ne nous faudra pas oublier de nous représenter à l’échéance !

Après cette épreuve, nous remontons en ville et nous octroyons un arrêt au café Smir où nous avons pris nos habitudes : un bon café pour faire tomber la pression….  « Atani djouch kawa el lib »

On retourne ensuite à la maison, la maman de Patricia a terminé les tentures des chambres de la terrasse et de coussins qu’elle a confectionnés avec entre autre une couverture en poils de chameaux ramenée de mon séjour au Mali dans les années 80.  Retrouvée dans une malle avant notre départ, elle a subi quelques dégâts et on en n’a récupéré que quelques pièces.

Le soir on s’offre à nouveau le restaurant.  Au menu tajine de boeuf aux pruneaux pour Patricia Tajine de cervelles et tajine à la cervelle pour moi Tajine de boeuf aux pruneaux suivis par un flan au caramel accompagné d’une salade de fruits bien fraiche. Flanc caramel et salade de fruits La maman de Patricia a préféré rester à la maison et dîner de fruits.

Nous rapporterons à la maison une bouteille de vin gris achetée à l’épicerie Restinga.  A ma connaissance, Restinga est la seule épicerie du coin où l’on peut trouver de l’alcool.  Après un petit séjour dans le frigo, on pourra se délecter de ce savoureux breuvage pour autant que je puisse ouvrir la bouteille car le tire-bouchon est toujours dans une caisse.  Il me faudra jouer à McGyver : 3 clous suffiront pour que l’affaire soit dans le sac et le vin dans les verres. Ouverture de la bouteille de vin gris dsc_5623

On oublie alors les tracas des formalités administratives de l’après-midi.

One Response to “Jour 6 – La demande de résidence – suite”

  1. maman Says:

    eh bien, cela me rappelle l’ouverture de la bouteille de vin rouge au moment de notre départ pour Barcelone – là aussi, les déménageurs avaient tout enlevé – dommage que Papa ne connaissait pas cette méthode là car je crois qu’il a utilisé un couteau mais le résultat fut désastreux : il venait de terminer de peindre le plafond de la cuisine et du vin a été projeté au plafond …nous devions partir à Gembloux et il a mis une couche de couleur en vitesse, sans grand résultat, mais à notre retour, tout était OK

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