Notre installation dans la maison – Jour 3

Avec quelques jours de retard, je vais tâcher de vous narrer le déménagement de nos effets !  Expérience particulière que tout le monde se devrait pouvoir vivre une fois au moins ! Lol.

Comme vous avez pu le lire dans l’article précédent, les formalités administratives de dédouanement ont été réglées la veille à Tanger.  Le camion aurait donc pu normalement sortir de la zone de transit et rejoindre Tétouan pour nous « livrer » le jour même mais comme le reste de la marchandise présente dans la remorque ne devait être libérée que le lendemain (vendredi) il avait été convenu que le camion n’arriverait à Tétouan que très tôt le samedi matin : d’une part on évitait le problème du vendredi, jour de prière et d’autre part afin de bénéficier de l’absence de circulation dans les rues à traverser.  Nous avons donc profité de la journée du vendredi pour faire de la reconnaissance des boutiques.  L’avant veille nous sommes allés au Marjane et avons pu relever certains prix ; sur base de ceux-ci, nous pouvons nous engager dans des commerces de proximité.  Proximité toute relative car tout se trouve en dehors de la médina, la livraison est donc un facteur déterminant !

Il nous faut dans l’immédiat acquérir entre autres un réfrigérateur et une cuisinière.  Patricia a ses exigences eu égard à l’usage semi-professionnel qu’il en sera fait et nous finirons par trouver les objets de ses désirs dans un magasin de l’ensanche : le patron est sympathique, parle bien le français (ce sera quand même plus facile si, plus tard, nous avons des problèmes de garantie) et après quelque discussion nous donne un prix intéressant qui le met plus bas que les prix que nous avions relevés à Marjane pour des appareils similaires.  Ce ne sera toutefois que pour le lendemain que l’achat et la livraison sont convenus car nous ne disposons pas encore des clés de la maison et comme tous nos meubles doivent encore arriver, il est préférable de ne pas l’encombrer.

Il nous faut également tables et chaises car au chargement du camion, vu le manque de place, nous avons laissé en Belgique les notres.   Nous allons donc avec Taeib visiter à l’extérieur de la ville un artisan qui fabrique des meubles style rotin.  Pas de chance le marchand est fermé le vendredi après-midi mais juste à côté se trouve une pépinière où nous nous renseignons sur le prix des plantes.   A titre indicatif, un bougainvillier, plante que j’affectionne particulièrement coûte à peine 15 dirhames !   Le choix des pots y est également vaste.
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Taeib nous ramène ensuite à proximité de Bab El Okla afin de préparer notre transfert de la maison de Detlef vers notre maison ; après notre départ la maison doit être nettoyée car un couple d’allemands l’a réservée pour un séjour d’une semaine.  Sur le chemin, notre regard est attiré par une boutique sympathique décorée avec goût ; on jette un coup d’oeil et on est interpellé par les propriétaires, un couple de français résidant à Tétouan depuis deux ans maintenant qui nous invite à entrer.  Nous faisons leur connaissance mais devons les quitter rapidement car le temps presse maintenant.   On reviendra les voir prochainement.

On est à peine rentré au ryad que Taeib  nous appelle pour nous signaler que l’arrivée du déménagement sera avancée et prévue pour le soir-même vers 20h00 !

Vers 19 heures, le camion est à l’entrée de la ville et le chauffeur nous attend avec Taeib pour aller montrer au chauffeur le site que nous avons retenu pour le déchargement.  Ce sera la route du cimetière qui donne sur la porte Bab Mkabar.  Cette entrée présente l’avantage d’être relativement proche de notre maison mais aussi d’être plus ou moins au même niveau.  Compte tenu du poids de certains de nos colis, c’est préférable pour les porteurs.  Le chauffeur n’est pas très enthousiaste car le chemin est long et relativement étroit à certains endroits, mais ayant été moi-même chauffeur de semi-remorque pendant près de deux, je sais que la chose est réalisable ; il finit par accepter le principe et repartons récupérer son camion.  Nous devrons alors faire le tour de la ville par le « périphérique » pour rejoindre le cimetière et éviter le centre encore fort animé à cette heure.

Il fait nuit, le tracteur n’a pas tous ses phares en état de marche et en particulier le feu de recul qui serait bien utile !
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Après une demi heure de manoeuvres et de discussions afin d’arriver au plus près de la porte, on peut faire sauter les plombs placés sur le camion qui garantissent l’intégrité du transport. dsc_5569_2  En fin de chargement, il sera de ma responsabilité de replacer un nouveau plombage.

On peut alors commencer le déchargement du camion dsc_5571_1 et le chargement des charrettes ! dsc_5574_1 Les charrettes sont bien chargées et les colis arrimés solidement ! dsc_5573_1

Les choses ne traînent pas et très rapidement le premier convoi peut démarrer.  Nous attendrons au camion le retour des porteurs. dsc_5576_1 A raison de 10 minutes de trajet plus le temps de décharger et de monter les colis jusque dans la maison c’est environ 45 minutes qu’il nous faut patienter avant de les revoir.  Pendant ce temps, nous avons l’occasion de discuter, en flamand avec Rachid l’un des ouvriers qui travaille aussi sur notre chantier ! Rachid a travaillé pendant six mois dans la région d’Anvers.  Sa connaissance du flamand nous permettra à l’avenir de communiquer plus facilement !

Ce sera vers 1 heure du matin que le déchargement sera terminé ; par sécurité, Rachid nous accompagnera jusqu’au ryad.  La porte du cimetière est le coin de ralliement d’un certain nombre de toxicomanes… Durant la soirée, nous en avons entrevus quelques uns complètement hagards ; ici c’est le domaine de la colle et du kif, même si la consommation de drogues est interdite… Je pense à Bonaventure et ses projets !

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